L'emploi pour tous, c'est possible.

Chacune et chacun peut être confronté à un chômage de transition entre deux emplois ; un chômage de très longue durée et d’exclusion en revanche est intolérable. D'abord parce qu'il est extrêmement dommageable à celles et ceux qui le subissent. Ensuite parce qu'il peut être évité.

Table de conférence professionnelle

Près de 100'000 personnes, en Suisse, sont sans emploi, disponibles pour un emploi et à la recherche d'un emploi depuis un an ou plus. Et, pour une partie d'entre elles, depuis 2 ans ou plus. Alors qu'elles veulent travailler !

 

Le chômage de très longue durée et d'exclusion procède de ségrégations inutiles (elles n'offrent pas aux employeurs les garanties qu'ils en attendent) et de déficits de formation qui, le plus souvent, pourraient être comblés (même en emploi). Parfois, le chômage de très longue durée est lié à une atteinte à la santé physique ou psychique. Aussi les Caritas en appellent-elles désormais à l'emploi pour tous, à l’égalité des chances dans l’accès à l’emploi salarié :

  1. toute personne employable - capable d’effectuer le travail demandé par les employeurs auxquels elle s'adresse - doit pouvoir être employée, et cela quel que soit son âge, son origine, ses diplômes ou sa situation personnelle par exemple, 

  2. toute personne qui ne s’avérerait pas ou plus employable doit pouvoir le (re)devenir, bénéficier de la réadaptation ou de la formation nécessaires à cet effet.

  3. toute personne tenue éloignée du marché de l'emploi pour raison de santé doit pouvoir accéder à un emploi adapté à ses capacités et à sa disponibilité.

Comment y parvenir ? Des solutions concrètes ont été développées par les Caritas de Suisse romande !

 

Pour en savoir plus sur la réalité du chômage en Suisse, ses causes et ses conséquences : la brochure publiée par les Caritas de Suisse Romande. 

Les populations en situation de précarité économique et sociale (…) font l’expérience de la disqualification sociale en ce sens qu’elles ont conscience de l’infériorité de leur statut et qu’elles se savent désignées comme des « pauvres », des « cas sociaux » ou des « inadaptés » de la civilisation. La disqualification sociale est donc avant tout une épreuve (...) en raison de la dégradation morale que représente dans l’existence humaine l’obligation de recourir à l’appui de ses semblables (...) pour obtenir de quoi vivre dans des conditions décentes.

Paugam Serge, La disqualification sociale, Presses Universitaires de France, 2016