Foire aux questions

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En quoi ce projet est-il différent des mesures d’insertion ?

La plupart des 10'000 personnes actuellement privées d'emploi depuis plus de deux ans en Suisse romande ont suivi des mesures d'insertion, sans succès. En se référant à la littérature scientifique et aux diverses études disponibles (références : voir le résumé du projet), on peut avancer au moins deux explications à cet état de fait :

  1. Les personnes privées d’emploi se présentent avec une demande d’emploi, à considérer comme une demande de dignité sociale, d’autonomie. Alors que la réponse apportée, soit une prise en charge clinique (avec son diagnostic et ses prescriptions), implique … une perte d’autonomie. De sujet, le demandeur devient objet (de toutes les attentions). Surtout, on lui demande de consentir à de nouveaux apprentissages, mais sans garantie aucune qu’ils lui permettront d’atteindre son but : mettre fin à son chômage.

  2. La privation d’emploi peut relever d’une ségrégation à raison de l’âge, de l’origine, de la couleur de la peau ou encore de la situation du candidat (le simple fait d’être au chômage depuis plusieurs mois, par exemple, peut s’avérer problématique). Il ne suffit donc pas d’être capable d’exécuter le travail demandé, fut-ce après avoir été assigné à une mesure de réadaptation à l’emploi.

Ainsi cantons zéro chômeur de très longue durée vise une mise en situation (l'emploi) plutôt qu'une mise en condition. Il veut insérer pour former, et non former pour insérer. Réhabilitées, les personnes auxquelles un emploi a été offert en réponse à leur demande d'emploi peuvent à nouveau éprouver - pour mieux relever les défis professionnels auxquels elles sont confrontées - le besoin d'apprendre.

 

Un chômeur qui veut vraiment travailler ne peut-il pas trouver un emploi ? 

Un chômeur ou une chômeuse de très longue durée est toujours en concurrence avec d’autres personnes - en provenance de Suisse et de l’Union Européenne - nettement mieux placées que lui sur le marché de l’emploi, ne serait-ce que parce qu’elles ne sont pas elles-mêmes au chômage. Ses chances sont donc faibles. Un.e chômeur.se de 50 ans ou plus, par exemple, n’a même qu’une chance sur deux de retrouver un emploi stable.

Peut-on quitter l’emploi inclusif pour un emploi ordinaire sur le marché de l’emploi ?

L’emploi inclusif est déjà un emploi ordinaire, de droit commun. Il est acquis sur le marché de l’emploi, sauf s’il a fallu faire appel à une entreprise sociale ou "à but d’emploi". Dans ce cas, une nouvelle demande d’emploi peut être présentée en tout temps ; une prise d’emploi sur le marché est possible du jour au lendemain et le retour à l’emploi précédent est garanti pendant 3 mois en cas d’échec.

Télécharger "Emplois inclusifs : modèle et dispositif", Caritas romandes, 2020